
Par Jean-Philippe Stassen
Après Déogratinas, et d'une certaine manière dans son sillage, Jean-Philippe Stassen poursuit sa réflexion, et titille la nôtre, sur le monde tel qu'il va. A sa façon, plus légère ici, donnant à la fiction les habits déchirés de la réalité, sensible aux âmes perdues peut-être, à coup sûr attentionné aux êtres que les préjugés des autres avilissent Une ville cernée par les collines d'où sourd la rumeur atténuée de la guerre. Dans l'atelier du projet Savinn' , des garçons s'essaient à la vannerie, avec plus ou moins de bonheur. Mongol s'applique. Il voudrait capter l'attention d'Anika. Mais il n'est pas très habile et Anika semble s'intéresser d'abord à Angel. Angel arrive si bien à émouvoir la belle Suédoise quand il lui dit qu'il a mal à la tête et qu'aussitôt après, il lui parle de la fois où on a tué ses parents.